Siwa un oasis perdu dans le désert
À 750 km du
Caire en plein désert « western » un oasis comme celui de Siwa est vraiment
bienvenu. Très « l’fun » de me retrouver avec les locaux chez Abdu,
le resto le plus fréquenté ici pour être au courant de tout ce qui se passe
dans le village et surtout observer la rue. Un fourmillement ininterrompu de
camions, autos, ânes à charrettes et tuck-tuck. Les gars ici prennent le haut
du pavé a peu prêt partout : au resto, à la mosquée, dans la rue, dans les
commerces de proximités et dans les liens avec nous. Très compliqué de rentrer
spontanément en contact avec les femmes de la rue alors qu’elles sont toutes
voilées –au complet Oui ! Dès leur mariage, à partir de quinze ans. Le
conseil de famille –ou plutôt les hommes- décident pour préserver la beauté de
la femme à son mariage de la camoufler complètement le reste de sa vie et de lui confier
essentiellement des tâches domestiques dans la maison pour garantir son
isolement dans les faits. Triste spectacle que de voir ses femmes se déplacer
par six, par douze dans des charrettes ou touk-touk alors qu’elles sont
complètement couverte d’une grande burka grise. La religion ici a complètement
perverti les rapports entre l’homme et la femme et au nom d’Allah les hommes
s’en sont donné à cœur joie, en s’arrogeant
à peu prêt tous les droits autant
à la maison que dans la société civile. Les jeunes filles –à peine sorti de
l’enfance- doivent également se familiariser rapidement avec le port du voile
dans la rue et à l’école pour arriver au mariage et se couvrir totalement du
regard de l’autre….vraiment j’avais souvent le goût de pleurer tellement ça me
déprime le sort réservé aux femmes d’ici
Mais Siwa
c’est d’abord un oasis et tout est possible ici en plein-air. J’ai campé dans
le désert avec des locaux –toujours des hommes évidements !- et l’accueil
était extraordinaire : autour du feu, dans le « hot Springs » et
pour les services fournis alors qu’ils n’ont surtout pas les moyens de la
SEPAQ. Je n’ai jamais si bien mangé qu’ici en camping ; jamais autant de
variété, de couleurs, de saveurs et de quantité…tous ce que j’aurais souhaité
manger en expé dans les Dolomites et au Mont –Blanc m’a été servi ici avec des
moyens rudimentaires : pas d’électricité et des aménagement extrêmement
minimaliste. Siwa c’est également toute une communauté de Bédouins super sympa
avec qui il est facile de créer des liens même sans parler leur langue. Ils
partagent entre eux une langue -un dialecte- qui ne s’écrit pas mais qui fait
parti de leur tradition orale un peu comme dans le nord du Québec avec les
Inuits. Impossible de comprendre quoi que ce soit si non qu’ils sont super
joyeux ou complètement en colère… et là je l’apprends rapidement !


































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