lundi 19 novembre 2012

Istanbul pour réunir l’Europe et admirer le spectacle


Istanbul pour  réunir l’Europe et admirer le spectacle
En arrivant à Istanbul par avion je me suis déjà préparé a vivre la différence de culture et le choc d’une mégapole. Près de mon site d’hébergement dans le quartier du « ferry » à Uskudar il y un monde fou qui vont et va dans toutes les directions….en auto, en vélo, en tramway, en bus et ce sans jamais se rentrer dedans. Un monsieur, chauffeur de taxi depuis trente deux ans dans Istanbul, me raconte qu’il n’a jamais eu de collision depuis ses débuts dans le métier. Je ne comprends vraiment pas mais je devine qu’ils sont d’une race à part ces istanbuliotes pour réussir à toujours éviter le drame des affrontements de toutes natures. Ils sont 15 millions -vingt millions serait plus vraisemblable d’après les locaux si on inclus les illégaux au nombre de 4 à 5 millions venant d’un peu partout en Europe et en Asie- (on en est pas à un million prêt après tout!).
En même pas 100 ans (en 1927 Istanbul ne comptait que 700000 personnes) cette ville extraordinaire a pris de l’expansion de tout bord tout coté et s’est décoré de centaines de mosquées toutes remarquables en volumes, couleurs et en chants… criants dès cinq heures du matin.
Beaucoup sont comparables à nos plus belles cathédrales et rivalisent entre elles de trésors et de beauté célestes comme la Mosquée Ste-Sophie et la Grande Mosquée bleu.
Istanbul est la ville de tous les rendez-vous possibles et impossibles selon les mœurs qui vous animent : expérience zen, consommateurs compulsifs, amateurs de night life ou simplement rendez-vous de prière, vous aurez toutes la panoplie de services disponibles vendues à rabais ou en kit « deux pour un ». La tolérance et le respect de l’autre ne sont pas des valeurs vaines ou passéistes…au contraire ! J’ai été extrêmement étonné de ¨la gentillesse¨, de « la générosité spontanée » et de « l’humanisme » qu’ils incarnent comme valeur entre eux et par rapport à l’étranger dont je suis. Vraiment pas compliqué quand le GPS ne répond plus de trouver mon chemin.
La jonction  des deux continents –l’Europe et l’Asie ave  toutes la mouvance historique des populations, du commerce et des religions- confère à Istanbul un statut particulier de tolérance, de diversité et d’éclectisme en tout : « bienvenue les grandes marques¨ » ; « bonjours les religions » avec un préjugé favorable à la religion musulmane ; « vivement la modernité » pour se sortir de la misère endémique et arriver à rejoindre -dans leurs rêves les plus fous- la grande Europe. Partout en métro, tramway, bus ou à pied on sent la présence de l’autre autrement que par la densité mais vraiment par l’humanisme -sans bakchich- qui les allument. En quittant Istanbul J’étais frustré du court séjour et j’avais juste en tête le «  Ce n’est qu’un au revoir ! » 



































samedi 10 novembre 2012

Dans les Cappadoce pour les beautés étranges

Dans les Cappadoce pour les beautés étranges
Assez étonnant cette virée au travers l’histoire via les Cappadoce. Je me sens dès mon arrivée à Selime  comme dans un film des Schtroumpfs alors que le décor semble être installé pour eux, un paysage débordant de troglodytes, d’églises rupestre et de vallées magiques pour s’y camoufler. A Selime d’où je suis parti il y avait déjà, tout prêt de mon gîte, un musée en plein-air pour raconter l’histoire complexe de l’occupation du territoire par les romains et les chrétiens du premier millénaire. Très tôt le matin un décor féérique de ces monuments de pierre où les hommes de l’époque on construit tout un mode de vie centré sur la défense, la pratique du culte et la survie en cas d’agression.
De là je pars explorer les vallées pour le feeling de descendre aussi creux pour observer le ciel, les falaises et ces troglodytes en toiles de fond. Des noms aussi amusants que la vallée rose, la vallée des pigeons et la vallée de l’amour te mettent dans l’atmosphère dès le départ. Toute la grande région des Cappadoce est dessinées par ces vallées creusées dans le tuf volcanique et taillées par les laves de volcans depuis longtemps éteint. L’eau, le vent ont fait le reste du travail d’érosion pour réussir à transformer ces statuts de pierre en cheminée de fée. Des peuples de la région ont pu construire « leur résidence privé »  à flanc de montagne et réussir lors d’invasion a passer presqu’inaperçu.
Les églises prennent beaucoup de place pour l’homme de l’époque et partout dans ces vallées magnifiques leurs traces sont omniprésentes : certaine complètement dévoré par les séismes et l’érosion mais un bon nombre encore très belles a voir.
Selime, Ilhara, Guzelyurt, Uchisar, Derinkuyu, Belisirma et Goreme des villes e t villages à traverser à tout prix quand on veut vraiment découvrir les beautés étranges des Cappadoce. Le tourisme même en novembre y est drôlement bienvenu et joyeusement desservi. Des sommets comme le Hassan Gari , le Golludag et le Mont Hemler  (3623 m.) peuvent être grimpé sans matériaux techniques mais idéalement avant le début novembre alors que la neige s’installe rapidement dans les coulées.
À Derinkuyu la ville sous-terraine habité pendant plusieurs décennies par 25000 personnes à la fois vous donne une bonne idée du travail colossal des premiers constructeurs d’habitation 100% étanche. La cité servit de refuge aux premiers chrétiens grecs, face aux persécutions de l'Empire romain et, à partir du 7e siècle, face aux raids des dynasties de califes. Dans ces villes sous-terraines tout était prévu  pour rendre la vie possible au quotidien : des animaux –chèvre, mouton et bœuf- pour la boucherie, des chambres, des réfectoires, « des lieux communs » comme la salle a manger et les tunnels de circulation d’une pièce à l’autre et d’un étage à l’autre…tout était penser pour permettre d’y vivre en camouflage permanent face à l’envahisseur. Promiscuité garantie ! Construites sur neufs étages de haut –de profondeur- de nombreux tunnels ,one-way, servaient à tous transporter et même à passer d’une ville à l’autre (entre les deux  villes sous-terraine de Derinkuyu et de Kaymakli, il y avait 9 km de tunnel a parcourir) en cas d’agression. En sortant après trois heures a circuler « underground » j’ai été dangereusement ébloui par le soleil au point de garder les yeux fermés plusieurs minutes avant de raccrocher au ciel bleu.