mardi 4 décembre 2012

Siwa un oasis perdu dans le désert


Siwa un oasis perdu dans le  désert
À 750 km du Caire en plein désert « western »  un oasis comme celui de Siwa est vraiment bienvenu. Très « l’fun » de me retrouver avec les locaux chez Abdu, le resto le plus fréquenté  ici  pour être au courant de tout ce qui se passe dans le village et surtout observer la rue. Un fourmillement ininterrompu de camions, autos, ânes à charrettes et tuck-tuck. Les gars ici prennent le haut du pavé a peu prêt partout : au resto, à la mosquée, dans la rue, dans les commerces de proximités et dans les liens avec nous. Très compliqué de rentrer spontanément en contact avec les femmes de la rue alors qu’elles sont toutes voilées –au complet Oui ! Dès leur mariage, à partir de quinze ans. Le conseil de famille –ou plutôt les hommes- décident pour préserver la beauté de la femme à son mariage de la camoufler complètement  le reste de sa vie et de lui confier essentiellement des tâches domestiques dans la maison pour garantir son isolement dans les faits. Triste spectacle que de voir ses femmes se déplacer par six, par douze dans des charrettes ou touk-touk alors qu’elles sont complètement couverte d’une grande burka grise. La religion ici a complètement perverti les rapports entre l’homme et la femme et au nom d’Allah les hommes s’en sont donné à cœur joie, en s’arrogeant   à peu prêt tous les droits autant à la maison que dans la société civile. Les jeunes filles –à peine sorti de l’enfance- doivent également se familiariser rapidement avec le port du voile dans la rue et à l’école pour arriver au mariage et se couvrir totalement du regard de l’autre….vraiment j’avais souvent le goût de pleurer tellement ça me déprime le sort réservé aux femmes d’ici

Mais Siwa c’est d’abord un oasis et tout est possible ici en plein-air. J’ai campé dans le désert avec des locaux –toujours des hommes évidements !- et l’accueil était extraordinaire : autour du feu, dans le « hot Springs » et pour les services fournis alors qu’ils n’ont surtout pas les moyens de la SEPAQ. Je n’ai jamais si bien mangé qu’ici en camping ; jamais autant de variété, de couleurs, de saveurs et de quantité…tous ce que j’aurais souhaité manger en expé dans les Dolomites et au Mont –Blanc m’a été servi ici avec des moyens rudimentaires : pas d’électricité et des aménagement extrêmement minimaliste. Siwa c’est également toute une communauté de Bédouins super sympa avec qui il est facile de créer des liens même sans parler leur langue. Ils partagent entre eux  une langue  -un dialecte- qui ne s’écrit pas mais qui fait parti de leur tradition orale un peu comme dans le nord du Québec avec les Inuits. Impossible de comprendre quoi que ce soit si non qu’ils sont super joyeux ou complètement en colère… et là je l’apprends rapidement !




































jeudi 29 novembre 2012

« Welcome in Cairo ! »



 « Welcome in Cairo ! »

De toutes mes expériences en villes, Le Caire est celle qui reste le plus  de traces indélébiles : trafic fous, concert de klaxon sur 24 heure, pollution à rendre dingue, densité de population à provoquer l’écoeurantite de la ville et la sollicitation des petits commerçants locaux qui me fout  par terre. Avec ma couleur de peau, mon sac à dos et un t-shirt sur le dos… suis facilement repérable et ultimement perçu comme une tirelire ambulante. Sur la rue au Caire tous ceux qui veulent m’aider à m’orienter, à me situer ou juste chercher à savoir d’où je viens avec cet accoutrement du voyageur, voudront tous m’emmener dans leur boutique, leur atelier ou leur petit magasin de pacotilles pour me vendre tout et rien. Cette première couche de la société Egyptienne –commerçants ambulant, rabatteurs et  vendeurs de tout acabit - c’est celle qu’on voit d’abord et qui prend toute la place quand vient le temps de découvrir un quartier ou juste se rendre dans une souk. Le reste du monde vaquent à leur train-train quotidien. Et c’est ceux là, discret et généreux, qui sont l’âme de la société Egyptienne aujourd’hui. Des gens sympa et « ben l’fun » à côtoyer. Beaucoup d’entre eux maitrise l’anglais comme deuxième langues.
Le Caire a une population officielle de 18 millions d'habitants, ce qui en fait la plus grande ville d'Afrique et du Moyen-Orient et la 8ième plus grande mégapole du monde : y a de quoi se sentir coincé a peu prêt tout le temps et n’importe où ! Une ville enveloppée d’un smog permanent qui me semble être pire que de fumer ses deux paquets/jours. L’air est à ce point pollué que de se retrouver dans ses célèbres pyramides pharaoniques, légèrement en bordure de la ville, on voit tout du drame ; au dessus du Caire flotte en permanence un nuage très dense composé « d’un dangereux cocktail  de plomb, de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre et de particules en suspension » ; la pollution atmosphérique tue au Caire –bon an/mal an- 25000 personnes. De quoi donner le vertige et surtout d’avoir le goût de « crisser son camps » après être passé au musée et après avoir visité les plus grandes réalisations humaines sous le régime des Pharaons. De la première dynastie (4500 ans avant JC. )  jusqu’à la dernière  (la trentième remonte à 350 ans avant JC) l’époque pharaonique aura marqué un grand bon en avant dans la maitrise du langage, des mathématiques et de la  science en général…de quoi surfer là-dessus pour quitter le Caire de toutes les façons possibles et impossibles pour se retrouver dans l’oasis de Siwa et apprécier l’Égypte autrement.