dimanche 9 juin 2013

"TOUT-À-VALLÉE" DE KATMANDOU


"TOUT-À-VALLÉE" DE KATMANDOU

Cette fameuse vallée issue  d’un lac asséché il y a plus de 70 millions d’années  forme la partie la plus densément peuplée du Népal. Il y a au centre, Katmandou, la grande ville, mais beaucoup en périphérie se retrouvent ses trésors comme Patan, Bhaktapur, Kapan, Swayambhunath  etc…  et. Avec un centre-ville aussi pollué par tous ses transports (camions, bus, motos obsolètes) et ses milieux de travail comme les fabriques de briques il fait bon quitter le plus souvent possible son centre. Thamel, le quartier touristique de Katmandou est devenu depuis une vingtaine d’années le repère de tous les voyageurs et trekkeurs de la planète qui passent dabord par ici avant d’aller  vivre leurs aventures dans l’arrière-pays. En très peu de temps, beaucoup lié au développement  fou du trekking ici, Thamel s’est transformé en un quartier où se retrouvent une foules infinis de petits commerçants de toutes sortes : restaurateurs, hôteliers et proprio de boutique spécialisé dans la vente d’équipements plein-air . Et l’offre dépasse  cent fois la demande. Ce qui donne lieu à de la sollicitation jusque dans la rue pour nous offrir la chambre, la bouffe et même le lavage (retour de montagne oblige !) pour pratiquement rien. Ces boutiques de « plein-air » nous servent essentiellement du faux. Elles ont tous  empruntés le nom des grandes marques pour réussir a nous vendre des produits complètement dilués et des simulacres de produits de qualité. Aberrant ! J’ai fait le test avec les produits suivants :
-lunette soleil « Ray Ban fake » durée de vie maximale trois semaines dans des conditions normales
-doudoune « Norh fake » pour des températures  en bas de zéro ; après une semaine sur la trail tous l’isolant commence à sortir de tous ses pores et oups ! le réchauffement souhaité c’est fini
-la bouteille « Nalgène  fake » l’original étant produit aux USA et se vend environ 12$ à la Cordée de Montréal. Cette fausse bouteille vendue pour 2 $ environ éclate sur la pression tout juste en faisant le test des doigts. En plus de sentir et goûter au plastique « cheap  » de sa fabrication
-mitaines  « OR fake »  des mitaines supposé isolé jusqu’à -20 degré et plus. Après une petite pluie froide le produit était moins efficace que des gants achetés au Dollorama du coin.

Vraiment incroyable d’utiliser la renom des grandes marques (Nortface, Arc’terix, OR, Black Diamond, Nalgène, etc….) pour réussir a nous vendre du faux partout et avec un culot comme ça se peut pas. Les commerçants de ces boutiques ne se sentent dorénavant plus obligés (responsable…voir coupable !) de préciser que ce sont  des « faux ». J’avais été prévenu de la mascarade en partant mais j’avais le goût de vérifier par moi-même jusqu’à quel point on peut copier les grandes marques pour réussir a vendre aux touristes fraichement débarqués de Paris, Montréal ou Sydney…
L’intérêt d’être légèrement hors saison c’est de trouver, dans la cité, des hébergements pas cher pour aussi peu que 3$/nuit.

L’histoire de l’indouisme et du Bouddhisme est largement racontée à partir des nombreux temples à visiter dans la grande vallée de Katmandou. La Stupa de Swayambhunath est situé à peine à 2km –à vol d’oiseau- de mon  Lodge dans Thamel.  Logée sur une colline surplombant Katmandou cette stupa est remarquable de beauté au soleil. Rendu à la nième marches d’ascension, on découvre toute la ville (dans le smog absolu malheureusement !). Autour de celle-ci nombre de commerçants et artisans de tous genre  s’y sont installé pour tenter la bonne affaire. Il y en a tout simplement trop –à l’exemple de Thamel-  pour l’achalandage touristique.  Mais par dessus tout cette virée-stupas mérite le détour ne serait-ce que pour embarquer dans les rituels de prières au sommet : Bouddhisme et indouisme semble ici coexister avec beaucoup de tolérance. Et les moulins à prières, les petits monastères et les lieux d’offrandes sont à visiter pour leur beauté.
Au delà de la vallée il y a le Parc National du Chitwan, un incontournable. En s’aventurant en pirogue sur la rivière Rapti il est facile  d’observer –voir de déranger- le crocodile et nombre d’oiseaux colorés en train de se faire la cour.  Ici cohabite le tigre de Bengale –discret, parce que de moins en moins nombreux -  le rhinocéros, les éléphants sauvages et des serpents  capable d’avaler comme repas de jeunes cerfs sauvages.
J’ai vu très tôt le matin mon plus beau spectacle de proximité avec des rhinos en train de se soulager dans des marécages tôt le matin. Le guide m’avait prévenu que s’ils chargeaient je devais déjà avoir en tête l’arbre dans lequel grimper d’urgence ! Je n’ai jamais observer d’aussi prêt tous le potentiel des grands arbres…. !
A quelques heures de mon départ pour les Amériques.  Je quitte l’Asie avec l’envie folle d’y revenir un de ces jours et plus tôt que plus tard. Je quitte toute une communauté complexe d’hommes, de femmes et d’enfants qui  viennent me chercher dans la rue par leur sourire…leur beauté…leur accueil…mais jamais  leur indifférence quand on prend juste le temps de prendre le temps …le thé, avec eux.
Je quitte le Népal  par un AU REVOIR ! On ne peut jamais dire adieu aux Himalaya, aux plus beaux et plus hauts sommets du monde. On peut juste s’incliner devant eux pour mieux les revisiter un de ces jours.
Je vais me retrouver dans deux jours au nord de l’Argentine non loin de Mendoza et du parc national de l’Aconcagua. Mon point de chute pour les Amériques : Iguazu Falls.
Et le party va se poursuivre en espagnol !
Un pronto! amigos!

















































mercredi 29 mai 2013

Aventures Himalayennes Expédition de 23 jours Jiri-Lukla


Aventures Himalayennes
Expédition de 23 jours Jiri-Lukla
Le Népal m’a toujours fait rêver. Quand j’y suis venu pour la première fois en 1993, nous avions fait, en groupe, la région du Langtang.  Il y avait alors ni télé, ni cellulaire, ni électricité, et les Lodge qu’on pouvait retrouver sur la trail  était on ne peut plus rudimentaire. Vingt ans plus tard tous s’est transformé dans les montagnes Népalaises. Il y a l’électricité sur la trail de Jiri-Lukla, provenant de petits barrages (en de ça de 3500m) ou du solaire dès qu’on grimpe plus haut. La majorité des Lodge visités offre l’option, moyennant un tarif à l’heure, de recharger nos équipements électroniques (appareil-photo, cellulaire, etc…). De plus en plus de ressemblances avec les occidentaux quand vient le temps de se communiquer entre eux. Même le carburant qui était essentiellement composé de bouses de yaks, a été remplacé par du propane en bonbonne transporté par les yaks et les ânes en caravanes. Extraordinairement paradoxal : les porteurs, ceux qui souffrent le plus de par leur travail, sont capables de se jaser au téléphone tout en grimpant avec leur charge démesurée (jusqu’à 45 kg/porteur) trop souvent. Ils ont beau être fait fort et avoir une plaquette sanguine très différente de la mienne un fait demeure : ils sont tout petit et vieillissent très mal. À 35 ans la plupart sont atteint de problèmes neuro-squelettiques qui les obligent à changer d’emploie. Souvent devenir des casseurs de pierres, des petits agriculteurs ou  pour les plus doués et les moins « poqués » se retrouver un emploie comme guide dans les nombreuses agences de Katmandou et de Pokhara.Les Himalaya n’ont pas une réputation surfaite et ne sont pas l’apanage de tous les initiés en plein-air de la planète. En fait j’ai croisé des trekkeurs de toutes les nationalités et de tous les styles surtout : des très jeunes en souliers de marches –voir en gougoune !-à des pro de la montagnes qui maîtrisent parfaitement l’art de la grimpe bien au delà du 5000m d’altitude. Il y a ici des paradis connus, moins connus, des panoramas a couper le souffle, des trails qui vous donnent le goût de passer tout droit en fin de journée tellement l’euphorie des montagnes et des sommets vient vous chercher. Il n’y a rien d’équivalents sur terre. Juste la trail de Jiri-Lukla qui nous conduit par monts et vallées entre 2000m et 3800m d’altitude donne le ton pour avancer, pour randonner de 12 à 20 km/jour.  On passe au travers une variété de plantes, de rhododendrons colorés et de grands arbres en floraison. On traverse des villages habités joyeusement  par le peuple sherpa de plus en plus remis au travail par le flot continu de trekkeurs présents.  Les agences de treks omniprésentes à Katmandou et à Pokhara engagent des porteurs et des guides dont on peut facilement se passer dans la plupart des régions népalaises. Si vous venez ici pour faire autres choses que l’ascension de l’Everest ou de l’Amadablam, très technique, il y a moyen avec un budget de 25$/jour de vous payer les vacances d’une vie. Pour peu que vous soyez très en forme et capable de transporter par vous mêmes tous votre stock  sur des kms et des kms sans vous éreinter. J’avais avec moi 22kg –sûrement un 5kg en trop !- stupidité de photographe oblige… Et malgré le poids, malgré toute la logistique à organiser soi-même j’ai adoré mon statut « d’électron libre ». Tous les porteurs, les guides et les agences de trek rencontrés vous sourient de travers évidemment. Mais entre 100$/jours et mon petit budget prévu, il y a tout un monde de liberté que j’adore ! pas de consignes a suivre, par de troupeaux a accompagner, pas d’obligation a entrer dans le programme du jour déjà prévu depuis Katmandou. Il vous faut un GPS, une carte de la région et pour le reste le goût de l’aventure. Le camp de base de l’Everest (5350m.), le Kalapatthar (5550m), le Gokyo Ri, le camp de base de l’Ama dablam sont toutes des destinations chéries par lesquelles je suis passées. Le souffle court (5000m et plus) et les yeux grands ouverts  pour admirer le grandiose et le spectaculaire.